Crevaisons : faire en sorte de limiter les risques pendant un voyage à vélo.

Sommaire

Nous lisons beaucoup de récits dans les blogs ou sur les réseaux sociaux, ou l’on parle de crevaisons à répétition qui à mon avis pourraient être évitées pendant un voyage à vélo.

Quelles sont les causes d’une crevaison ?

  • Une épine ou un petit objet pointu : Pour beaucoup une crevaison c’est un petit bout de verre, une punaise ou un clou qui traverse le pneu pour percer la chambre à air. Quoi qu’il arrive l’on doit toujours vérifier si rien n’a traverser le pneu avant d’envisager une autre possibilité.
  • Un fond de jante usé : En effet un fond de jante s’use avec le temps. Si cela arrive, il ne protègera plus les œillets des rayons de la jante et ainsi le risque de percer la chambre augmentera.
  • Le pincement de la chambre à air : Cela arrive quand le cycliste passe dans un nid de poule ou monte sur un trottoir en étant surpris ou sans prendre de précaution. Le pneu s’aplatit la chambre à air suis et vient s’écraser sur la jante… malheureusement en plus d’un choc à la jante il est possible que la chambre à air se pince et ne devienne plus étanche. 
  • L’usure de la valve : La valve de la chambre à air bouge en roulant, donc au fil des kilomètres et des mois il est possible que cette valve perde de son étanchéité. 

Comment éviter les crevaisons ?

Nous sommes en présence de 4 éléments : une jante, d’un ruban de jante, d’une chambre à air et d’un pneu.

Les jantes sont de différentes largeurs, cela conditionne la section des pneus que l’on peut y monter. Il faut respecter les préconisations du constructeur pour éviter de partir sur le mauvais pied.

Le ruban de jante doit être en bon état, ne pas hésiter à le changer des qu’une amorce de rupture apparait sinon la chambre est exposée à coup sur !

La chambre à air : je constate souvent des gros débats sur les pneus mais les chambres à priori, tout le monde s’en fout ! Et pourtant elles sont tout aussi importantes que le pneu. Leur qualité est primordiale, choisir une marque connue en Butyl ou en Latex et ne pas hésiter à les changer régulièrement et oui même si ce n’est pas super écologique on attend pas d’avoir 15 rustines sur la chambre à air pour en mettre une nouvelle. Une chambre ça s’use ! au montage il faut les talquer pour qu’elles n’adhérent pas au pneu, cela prévient aussi dans une certaine mesure les crevaisons. (avant de partir en voyage je met du talc dans une petite fiole qui ressemble à une salière).

Pour les pneus, autant être clair de suite aucun pneu n’est increvable et l’épaisseur de la gomme n’est pas un gage de résistance à la crevaison. Certains pneus ont une trame constitués de nombreux fils qui s’entrecroisent et bien que leur couche de gomme ne soit pas très épaisse ils n’en sont pas moins résistants à la pénétration d’un corps étranger. 

Un pneu ça s’use aussi , il ne faut pas attendre que le revêtement soit complètement usé pour les changer. Il faut les gonfler à la bonne pression (c’est indiqué sur la notice et bien souvent sur les flancs des pneus) en tenant compte de la charge totale embarquée bien sur ! Il existe bien des marques de pneus mais pour vous faire un retour d’utilisateur je trouve que les “Schwalbe marathon plus” sont résistant même si je l’accorde un peu lourd. Au moment ou j’écris ces lignes nous roulons à deux donc nous avons 4 pneus et sur 5000km (depuis l’achat de ces pneus) nous avons eu une crevaison au total.

Si vous constatez de telles marques sur vos flancs de pneumatiques, vous pouvez être sur d'une chose : ils sont sous gonflés !

60% des cyclotouristes que je croise sur les routes roulent sous gonflés !

si on ne se sert pas de son vélo pendant plus d’une semaine il est préférable de les dégonfler légèrement pour préserver la structure du pneu. L’idéal est de suspendre le vélo pour qu’il n’y ai aucune contrainte sur la structure des pneus.

Ensuite ce qui intervient dans le risque de crevaison l’endroit ou on roule , il est évident qu’on a plus de chance de crever sur un revêtement gravillonné que sur une route lisse , mais le positionnement du voyageur à vélo (vous) sur la chaussée à son importance, c’est sur le bas coté. que sont renvoyés tous les petits bouts de verres, clous et silex, évitez autant que possible de rouler à moins de 50cm du bord de la route vous diminuerez considérablement le nombre de crevaisons. Bien entendu si vous roulez sur l’autoroute pour passer entre la Grèce et la turquie au niveau D’ipsala restez sur le bas coté !

Les réparations :

Vous venez de crever ? Voici une bonne trame pour résoudre votre crevaison sans en avoir une autre quelques minutes plus tard :

  1. On dégonfle le pneu si il reste un peu d’air (cas de crevaison lente) et on démonte la roue.
  2. On défait un coté du pneu (sans démonte pneu , c’est très facile et ça évite de pincer la chambre) et on sort la chambre.
  3. Ensuite il faut inspecter attentivement le pneu (intérieur et extérieur) l’épine, le bout de verre ou autre qui a provoqué la crevaison est dans la plupart des cas encore planté dans le pneu donc si on met une chambre neuve sans l’enlever on crèvera à nouveau rapidement. 
  4. Avant de mettre. une nouvelle chambre on la gonfle juste de quoi lui donner une forme ronde, ainsi elle se placera plus facilement, on vérifie que la valve est bien droite, on remet le pneu toujours sans démonte pneu , on regonfle encore un peu et on vérifie en malaxant le pneu que les tringles sont bien dans les gorges de la jante, ensuite on gonfle à la pression d’utilisation.
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